Le 17 mars 2007
Avant de monter sur les planches, une multitude de choses traverse l'esprit. La peur, le doute, le sentiment d'être un imposteur, la crainte de manquer de vérité et de justesse. Dimanche le 18 mars à 20 heures, il faut que cette parade d'incertitude s'évapore.
Il faut laisser place au silence, pour que la magie devienne possible. Il faut s'abandonner à cette frayeur, qui motive l'acte de jouer... l'acte de vivre.
Cette frayeur, nous la vivons au quotidien. Ce je ne sais pas motive notre vie pour lui donner un sens extaordinaire.
Moi j'ai toujours eu peur de la mort et ce, depuis que je suis tout enfant. Cette peur m'a donné un besoin d'absolu. L'absolu me donne envie d'être plus grand que nature. Être plus grand que nature, c'est ce désir d'atteindre l'immensité, c'est aussi le désir d'aller au-delà des choses, de s'abrever de tout ce qu'il y'a de beauté dans ce monde, pour ainsi transmettre la sensibilité.
Moi j'apporte la mienne et je souhaite qu'elle fasse une différence.
Quand je regarde la lune, cet astre me donne envie d'aimer, de voyager, de vivre, de créer, d'entrer au plus profond de ce que je suis, et de prendre mon ciel, de prendre mon bleu du ciel à moi... juste à moi... et ainsi vivre les plus belles émotions du monde.
Et de vous les transmettre avec humilité... mais surtout, avec panache.
Hugo
